EISMV-UCAD – Lancement d’un master 2 en Gestion et surveillance sanitaire de la faune sauvage, pour jouer le rôle d’avant garde pour la santé publique

 ‘’Ce 4ème master de cette école régionale va commencer dès la rentrée prochaine’’, annonce le directeur, de l’école Inter-états des Sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV)  le Professeur Yalacé Yamba Kaboret, ce vendredi au cours d’une conférence de presse du lancement d’un master 2 en Gestion et surveillance sanitaire de la faune sauvage. Il va comporter deux spécialités : «Médecine vétérinaire de la faune et des aires protégées» qui prend en charge chaque animal ou une population d’animaux sauvages dans le cadre de la santé et la spécialité, «Epidémio-surveillance de la faune sauvage» qui enseigne la connaissance écologique, la physiologie de ces animaux.

Cette formation vise d’une manière générale à contribuer à la lutte contre les maladies animales et humaines qui impliquent la faune sauvage. Cette formation permettra aussi de doter les pays africains et d’autres d’horizons de personnels qualifiés pour la surveillance (prévention), la détection précoce et la riposte rapide contre les maladies émergentes, ré-émergentes et zoonoses impliquant la faune. Pour ne plus vivre les manquements et les failles constatés dans la gestion de la crise Ebola en Guinée et en Sierra Leone, qui ont occasionné 11 mille morts, que l’Eismv a saisi l’opportunité offerte par le réseau One health in central and eastern Africa (Ohcea) pour créer le master en Gestion et surveillance sanitaire de la faune sauvage.
Selon Dr Dieudonné qui a fait la présentation du master, c’est «l’occupation anarchique des terroirs, l’accroissement de l’urbanisation et les effets du changement climatique sur les populations pastorales et rurales qui ont augmenté les risques de transmission de pathogènes animaux-hommes». Il cite des études qui ont révélé que 60% des maladies infectieuses humaines qui surviennent dans le monde sont dues à des agents pathogènes de nature zoonotique, transmis par des animaux domestiques ou sauvages. Dr Dohourou Dieudonné, dans sa présentation, a aussi affirmé que 75% des maladies émergentes sont d’origine zoonose.

 

Les enseignements seront réalisés sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés et pratiques, de séminaires et de démonstrations sur le terrain. Ils seront réalisés par des experts du domaine afin d’apporter aux apprenants les connaissances pratiques indispensables à l’exécution de leurs activités futures dans la gestion ou la surveillance sanitaire de la faune sauvage.

Pour faire le master, il suffit juste de déposer un dossier qui, selon le directeur, sera analysé sur la base de diplômes acquis soit dans la gestion des aires protégées ou de la faune soit dans la médecine. «Des ouvertures sont données à la médecine vétérinaire», assure M. Kaboret.

Un master qui vient à son heure dans la mesure où il va mettre à la disposition du Sénégal et des autres pays africains qui forment cette école régionale du personnels qualifiés pour la surveillance, la détection précoce et la riposte rapide contre les maladies émergentes, réémergentes et les zoonoses impliquant la faune. «Jusque-là, ce personnel n’existe pas», indique M. Kaboret.

Le premier semestre de la formation est concentré aux enseignements en tronc commun. Au second semestre, les étudiants seront regroupés par spécialités. Dans chaque spécialité, les étudiants auront droit à des engagements pendants 3 mois qui seront suivis par un stage dans une aire protégée pendant 3 mois.
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *