Après le bois, le poisson

La tension reste vive à Saint-Louis. Malgré les assurances d’Aly Ngouille NDIAYE, elle est toujours perceptible. Les jeunes des quartiers de Guet-ndar et d’abbatoirs ne décolèrent toujours pas.

Pourtant, ce lundi matin, ils ont barré les principales routes et mis en sac de nombreuses boutiques appartenant à des Mauritaniens. Ces manifestants s’insurgent ainsi contre la mort d’un pêcheur tué par balle samedi dernier par les garde-côtes mauritaniens.  Il est reproché aux pêcheurs sénégalais  d’avoir violé les eaux territoriales du pays voisin à la recherche de poisson.

Une histoire qui rappelle à bien des égards la tuerie de Boffa. Pour protéger le poisson ou l’arbre, on tue l’homme. Funeste logique. Dans les deux cas, l’Etat du Sénégal a disparu avant de réapparaître, en bandant les muscles.

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