Sport Ndobine – Mondial 2018 : bientôt l’heure de vérité pour Aliou Cissé

C’est un secret polichinelle tout footballeur professionnel aspire, au moins une fois dans sa carrière, à participer à la Coupe du monde. Des légendes de cette discipline comme le Gallois Ryan Giggs ou encore le Libérien George Weah n’ont hélas jamais vécu ce moment de pure extase.

Dans les sports collectifs, les entraîneurs se plient tous à un rituel à la veille d’une compétition : le dévoilement de la liste des sélectionnés. La sienne, Aliou Cissé, coach du Sénégal, doit en principe la dresser dans trois mois. Une besogne qui n’a rien de facile puisque censée être sous-tendue par un sens pointu de l’observation doublé d’un pragmatisme inébranlable.

Du miraculé Demba Bâ au feu follet Ismaël Sarr en passant par le revenant Diafra Sakho, tous nourrissent l’espoir d’entonner Le lion rouge l’été prochain sur les pelouses russes. Et la manière d’y parvenir, c’est de performer en club. Rien que ça ! Le sélectionneur épaulé par sa direction technique, doit scruter les prestations de tous les joueurs sénégalais susceptibles de renforcer la tanière. Il faut donc ratisser large et ne pas avoir des œillères. Le talent, unique mesure de légitimité, est à guetter jusqu’en Chine.

Aucune place ne doit être promise. A l’opposé, une concurrence dantesque permettra aux meilleurs de s’affirmer. L’on sait qu’un technicien s’appuie toujours sur une ossature pour donner corps à ses plans. Mais si les hommes de base donnent peu ou prou satisfaction, il faut « éteindre » les sentiments et ne penser qu’au bien de l’équipe. Quitte à faire des frustrés !

Au Mondial 98, Aimé Jacquet n’a pas eu froid aux yeux quand il a fallu écarter des anciens pour laisser s’exprimer Thierry Henry et David Trézéguet, deux étoiles montantes. De même, en 2006, Raymond Domenech a enrôlé, contre toute attente, Franck Ribéry auteur d’une mirifique saison avec l’Olympique de Marseille. Bien lui en a pris car la France a atteint la finale (défaite aux tirs au but contre l’Italie). La liste est loin d’être exhaustive. Ces belles histoires adaptables au cinéma hollywoodien, prouvent l’importance du flair pour un sélectionneur.

Trouver la bonne alchimie, c’est tout le mal que l’on souhaite à Aliou Cissé. Celui-ci doit se poser une question après avoir choisi ceux qui vont défendre les couleurs sénégalaises : ai-je pris les plus performants du moment ? De la réponse de cette interrogation, dépendra, en grande partie, le sort de notre nation au pays de Lénine.

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