Sénégal : la SDE renforce l’alimentation en eau potable de Medina Gounass

La Sénégalaise des Eaux (SDE) annonce la finalisation des travaux de rénovation et de renforcement de l’alimentation en eau potable de Medina Gounass, l’un des hauts lieux de la vie religieuse au Sénégal. La SDE a investi un total de deux cent millions de francs CFA.

Cette initiative exceptionnelle de la SDE fait suite au drame survenu lors de l’édition 2017 du Daaka (retraite spirituelle) de Medina Gounass, lorsqu’un incendie avait ravagé le site de retraite, faisant plus d’une vingtaine de morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels importants. Le sinistre avait été aggravé par les difficultés d’approvisionnement en eau de la cité religieuse, qui reçoit chaque année des milliers de pèlerins pendant une dizaine de jours.
Ces travaux, financés par la SDE, permettent de doter Medina Gounass d’un dispositif de distribution d’eau moderne pour un approvisionnement satisfaisant des habitants de la localité et des pèlerins. Des bouches d’incendie permettront aussi d’assurer l’intervention des sapeurs-pompiers dans les meilleures conditions en cas de sinistre.

Le Directeur général de la SDE, Abdoul BALL, qui s’est rendu à Medina Gounass pour assister à l’inauguration du forage, a déclaré : « L’entreprise est fière de contribuer à l’amélioration de l’alimentation en eau potable de la population sénégalaise, ce tout particulièrement dans un site chargé d’histoire et de spiritualité comme Medina Gounass. C’est parce que ce lieu revêt une importance historique et spirituelle que nous estimions de notre devoir de faire le nécessaire pour que le pèlerinage puisse avoir lieu dans des conditions de sécurité optimales. »

Dans le cadre de sa politique RSE, la SDE œuvre dans l’écoute de ses parties prenantes et dans le respect de son environnement humain et naturel. Elle est la première société de production et de distribution d’eau d’Afrique certifiée QSE (Qualité, Sécurité et Environnement). La SDE a été évaluée au niveau exemplarité sur le référentiel ISO 26 000 (responsabilité sociétale d’entreprise) par l’AFNOR.

À propos de la Sénégalaise des Eaux

La Sénégalaise des Eaux assure l’exploitation et la gestion du service public de l’eau potable en milieu urbain au Sénégal depuis 1996. Elle a été mandatée par l’État du Sénégal à la suite de la restructuration du sous-secteur de l’hydraulique urbaine sur la base d’un Contrat d’Affermage. Les performances de l’entreprise (1996-2017) ont grandement contribué à l’atteinte par le Sénégal des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans le domaine du service d’eau potable en compagnie des autres acteurs du secteur de l’hydraulique urbaine. La SDE participe aux côtés des autorités sénégalaises à l’amélioration constante de la qualité de vie des populations. Avec 1209 collaborateurs à la fin 2017, la SDE approvisionne plus de 7 millions de consommateurs chaque jour à travers des branchements individuels et des bornes fontaines. La SDE est membre de l’Association Africaine de l’Eau (AAE), de l’International Water Association (IWA) de la Fédération Mondiale des Opérateurs Privés de Services d’Eau (AQUAFED) et du Conseil Mondial de l’Eau (WWC).

En général, elles laissent derrière elles leurs enfants mais il y a des femmes qui prennent le risque d’emmener avec elles leurs enfants. Et quand elles arrivent avec succès à passer à travers les mailles des contrôles frontaliers, ce sont des femmes qui sont entre les mains de personnes qui peuvent ne pas être corrects, qui les utilisent à d’autres fins. Ce n’est pas toutes les femmes qui traversent de manière irrégulière qui vivent une clandestinité sans violence. On a vu des femmes qui sont allées dans les pays du Golfe comme domestiques, mais une fois qu’elles arrivent dans une maison et qu’on leur retire leur passeport, tout est possible. Elles peuvent être victimes de violences sexuelles, de violences physiques…

La présence des femmes dans la migration régulière aussi existe.
Les femmes partent avec toute leur documentation entre leurs mains. Elles demandent leur visa. Elles mettent du temps à l’obtenir mais une fois qu’elles l’ont obtenu, elles vont exécuter leur projet migratoire. Elles s’installent dans un pays. Elles y travaillent, et à la fin de leur permis de séjour, elles rentrent dans leur pays.

Il faut considérer deux choses quand on parle de migration régulière chez les femmes. Il y en a qui partent dans les pays développés avec tous les moyens documentaires utiles, nécessaires et requis pour leur projet migratoire, et qui s’installent et qui travaillent. Mais il y en a qui vont également dans nos pays africains à la faveur de certains textes qui existent, par exemple au sein de la CEDEAO. Dans ce cas, qu’on soit femme ou homme, on a le droit d’entrer dans un pays et de s’y installer pour 90 jours.
Comment comprenez-vous la question du genre dans les migrations africaines?

La problématique du genre dans la migration, c’est tout ce qui est inégalité et iniquité entre l’homme et la femme. Cela commence dès le départ de la migration. Quand une communauté a un projet migratoire, les femmes se comportent toujours de manière plus orthodoxe. Elles se préoccupent toujours de leurs papiers même si souvent on les entraine dans des situations où elles n’ont pas de papiers.

Ensuite, toujours dans cette conception du projet migratoire, les femmes ont également envie d’aller ailleurs pour chercher de quoi renvoyer à la maison. Même si elles deviennent clandestines dans le pays d’accueil, elles envoient de l’argent parce qu’elles ont toujours à l’esprit les personnes laissées derrière, que ce soit leurs parents ou leurs enfants. La somme d’argent qui est renvoyée est plus petite chez les femmes que chez les hommes parce que les hommes ont peut-être la chance de faire de grands coups et d’envoyer une grosse somme. Les femmes envoient de petites sommes mais périodiques, de manière régulière.

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