Mesures infructueuses : Une des causes du fiasco

Depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures qui ne sont ni efficaces ni efficientes dans la mesure où elles accentuent les souffrances des populations. Chers compatriotes, vous me permettrez tout d’abord de réserver une pensée pieuse aux personnes victimes du fait de la recrudescence de l’insécurité malgré la mise sur pied de l’Agence de Sécurité de Proximité.

Cette mesure sécuritaire est une illustration parfaite du fiasco car il est inconcevable qu’après le recrutement de milliers d’agents, les cas d’agressions, de cambriolages, d’enlèvements…ne cessent de prendre de l’ampleur. La situation est très alarmante parce qu’il ne se passe plus deux jours sans qu’on entende parler soit de violations (profanation de tombes, viols…) soit d’insécurité routière ou alimentaire.

Nombreux sont ces victimes qui sont en train de souffrir dans des structures sanitaires souffrantes du seul fait de la dette qui serait causée en partie par la couverture maladie. Une telle disposition sanitaire a fini de plonger le système sanitaire dans un coma profond parce qu’il n’y avait pas au préalable une étude de faisabilité et un listing approfondi et réfléchi des priorités de l’heure.

Certes les beaux discours ont accompagné la gouvernance verbale qui consiste à saupoudrer de miel une tonne de piment. Malgré la présence massive de journalistes dans l’attelage gouvernemental, ce que le pays est lamentablement devenu après six ans de mode de gestion sombre et vicieuse parle plus que ce disent les adeptes de slogans creux et de chiffres fantômes sources de contradictions.

Parmi ces nombreuses contradictions, nous pouvons citer la grosse rémunération octroyée aux épouses des ambassadeurs comparée à la bourse familiale destinée aux familles les plus «démunies ».

En dépit de ces dispositions ; l’une inopportune et mal pensée et l’autre inadaptée, le taux de pauvreté est passé de 42% en 2011 à 65% aujourd’hui.

Abordant ce sujet portant sur les bourses, ce gouvernement feriez mieux d’octroyer des bourses mensuelles à tous les étudiants non boursiers issus de familles démunies et les étudiants non sélectionnés en master qui sont désireux de continuer leurs études dans des universités privées. Cette mesure qui empêche certains étudiants à poursuivre leurs études est prise à la hâte parce qu’elle devrait être effective si et seulement si le système universitaire leur donnait la possibilité de sortir avec une licence professionnelle.

Entre tous ces victimes, les étudiants orientés à l’Université Virtuelle du Sénégal sembleraient être les plus désorientés, perdus dans un monde inconnu où tout est centralisé dans un système informatique qui ne laisse aucune chance aux non initiés qui entament des études avancées.

Cette longue liste de mesures improductives comportent aussi l’achat du Train Express Régional (568 milliards hors taxes), l’achat de lampadaires solaires ( plus de 1 million l’unité ), la réfection du building administratif ( plus de 17 milliards), la production de cartes biométriques (plus de 50 milliards ), les séries de campagne déguisée comme les conseils des ministres décentralisées leur permettant de se déplacer dans les coins et les recoins et bien entendu avec leurs mallettes de multiples promesses et engagements.
S’ajoutent à ce long listing de dispositions des institutions comme le Haut Conseil des Collectivités Territoriales ( plus de 6 milliards par an), le Conseil Économique Social et Environnemental ( plus de 6 milliards par an), le Haut Conseil du Dialogue Social qui s’est substitué à Comité National de Dialogue Social et la Commission Nationale du Dialogue des Territoires, toutes destinées en grande partie non seulement à caser une clientèle politique, mais aussi à gérer des politiciens vieux depuis longtemps et à faire avancer leur fin de carrière…et tout le reste attendra. On ne pouvait pas terminer cette liste qui est loin d’être close sans mentionner l’OFNAC et la CREI, deux organes qui n’ont même plus l’adhésion de certains soumis au régime.

Au regard de tout ce qui s’est passé pendant ses six dernières années, on peut affirmer sans se tromper que le mandat social s’est substitué à un mandat de traque, de privation de liberté, de menace et j’en passe.

Aujourd’hui, à un an des élections, on nous parle d’année sociale pendant que le front social est en ébullition du fait que les engagements pris et les accords réalistes et réalisables ne sont toujours pas effectifs. N’est-ce pas on peut évaluer la capacité du politicien par ses réalisations et non par ses engagements qu’il peut ne pas honorer surtout pour un deuxième et dernier mandat ?

Chers sénégalais, ils continueront à nous décevoir sauf si on décide de les projeter démocratiquement sur la pente descendante 2019 à l’issue des élections.

Ousmane Diouf membre de la Fncl
Sg Mouvement Karim Président
Responsable politique à Grand Médine

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