Semaine de la jeunesse : Ils ont rivalisé de créativité dans l’innovation technique et le consommer local

Parfois c’est une seule personne qui s’avère être à la fois le penseur et le faiseur d’un projet. Parfois c’est un groupe, partageant la même vision. Ce lundi 02 avril, a été l’occasion pour les jeunes de rivaliser de créativité, d’innovation en cette semaine de la jeunesse, à la maison de la culture Blaise Senghor

La maison de la culture Blaise Senghor, qui a abrité la journée a refusé du monde. Avant l’arrivée du ministre de la jeunesse Pape Gorgui Ndong, les chants et danses, tenant le public en haleine, ont vraiment prouvé que la jeunesse était à l’honneur.

Ils sont venus de toutes les régions composant le pays. Se distinguant de par des ensembles de couleur vert, jaune, rouge, ces jeunes, présents ont coloré cette journée qui est la leur. Les jeunes de Diourbel, Matam, Kaolack, Ziguinchor, Tambacounda, Saint-Louis, Kolda, Saint-Louis, entre autres, ont saisi l’occasion de montrer leur leadership, et faire valoir leurs idées.

A l’entrée de la maison, des stands accueillent les nouveaux venus. Ceux qui ont le plus attiré l’attention du ministre sont ceux ayant attrait à l’innovation technique et à la transformation des produits locaux. « Les jeunes se sont appropriés le projet de l’Etat reposant sur l’agriculture, donc le consommer local et l’innovation technique. Leur travail répond à notre vision, » lance-t-il.

Chaque stand a sa particularité. Toutefois, il n’en demeure pas moins vrai que ceux proposant des choses qui sortent de ce que l’on a l’habitude de voir ont plus brillé.

Dans le stand de la région de Dakar, le charbon bio nommé ‘Tyfa’, fait à base d’herbes portant ce nom règne en chef. Des particularités qui le différencient du charbon de bois, il en a. Ce que nous explique Amadou : « Ce charbon n’a rien à voir avec le charbon de bois, utilisé par nos femmes. Une plante est à l’origine de sa fabrication. A la différence du charbon de bois, ce charbon est non toxique. On ne sent ni fumée ni mauvaise odeur une fois allumée, » convainc-il, brandissant un fourneau rempli de trois morceaux de charbon en guise de démonstration.

Plus loin, le stand des diourbelois a fait parler de lui, pour deux choses : la transformation du « « niébé » en café et en couscous et le projet déjà en cours de la mise en place de bassins à Baol. Celui-ci, piloté par Salifou Diatta, a 1 mètre de profondeur, 5 mètres de largeur. Leurs idées leur sont forcément venues de quelque part. « Le constat du manque de poisson dans ma zone à Baol a été le déclic. Je me suis donc ravitaillé en poisson à Fimlane, dans le département de Fatick et j’ai commencé mon activité, » dit-il. Les poissons se vendent par commande.

Dans le stand dakarois, une machine à décortiquer l’arachide n’a laissé personne indifférent. Déjà en cours de fabrication, le concepteur, Alassane Diongue, technicien en génie métallique, n’a donné qu’un aperçu de ce qu’elle sera et des merveilles qu’elle accomplira une fois terminée.  » Cette machine, dit-il, a la capacité de décortiquer cinq tonnes d’arachides par heure. L’autre machine, conçue spécialement pour les aliments de bétail possède aussi la même capacité, explique-t-il. « Il y’en a une troisième qui a pour rôle de séparer les arachides par taille une fois le travail de la machine à décortiquer fait. » Le jeune concepteur explique que le manque de performance des machines locales l’ont poussé à se mettre à en créer de nouvelles. « Je connais les limites de beaucoup de machines locales pour avoir moi-même travailler avec, » dit-il.

Abdourahmane Bâ est le pilote du projet ‘Pipjdl’, pour l’insertion des jeunes par le développement local. Un projet, qui a pour but selon le rufisquois de capter les opportunités dans leurs zones respectifs. « J’ai abandonné mes études en journalisme pour me consacrer entièrement à ce projet que je vis depuis dix ans, «  confie-t-il.

Concernant les plaintes des jeunes porteurs de projets en l’occurrence l’accompagnement et l’organisation de pareilles occasions en vue de leur permettre d’exposer leur talent, le ministre de la jeunesse répond : « Des tournées de forum seront organisées bientôt dans l’ensemble des départements, pour permettre aux jeunes des autres localités de profiter de ce cadre délocalisé. »

Par rapport aux difficultés d’accès au financement, le ministre axe sa plaidoirie sur les moyens investis pour l’autonomisation et l’entrepreneuriat. Pour l’encadrement, Pape Gorgui Ndong affirme qu’ils sont encadrés dès l’élaboration du projet, mais aussi, dans le suivi-évaluation.

Le thème de cette année, ‘la jeunesse à l’oeuvre de la construction citoyenne de la nation’.

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