[CHRONIQUE SPORT DE NDOBINE] La formation des jeunes : le défi majeur de l’athlétisme sénégalais

Dans la planète athlétisme, le Sénégal ne pèse pas lourd. En Afrique et dans le reste du monde, les athlètes sénégalais brillent souvent par leurs contre-performances. Autant dire tout court que notre pays est un nain dans cette discipline sportive.

Nos deux faits d’armes sur la scène internationale remontent hélas à longtemps. En 2001, Amy Mbacké Thiam est devenue championne du monde du 400m à Edmonton au Canada. Avant elle, Amadou Dia Bâ a été médaillé d’argent du 400m haies aux Jeux Olympiques de Séoul (Corée du Sud) en 1988. Depuis, plus rien à se mettre sous la dent. Alors pourquoi le Sénégal ne produit plus des champions ? Le premier élément de réponse est l’échec dans la formation des jeunes.

Les nations qui font parler d’elles sur les pistes d’athlétisme ont une intelligente politique de détection, de formation et d’accompagnement jusqu’à maturité des jeunes talents. La Jamaïque, spécialiste des courses de sprint, doit principalement sa réussite à la pratique de l’athlétisme dès le bas âge. En effet, des compétitions interscolaires sont régulièrement organisées dans ce pays des Caraïbes. Objectif, dénicher des perles rares, des diamants bruts qui une fois polis, porteront haut les couleurs de la contrée de Bob Marley. Pour preuve, le monstrueux Usain Bolt a répété ses gammes dans ces joutes.

Dès lors, le Sénégal doit donner un nouveau souffle aux compétitions de l’Union des Associations Sportives Scolaires et Universitaires (UASSU). La semaine nationale de la jeunesse, qui place le sport en bonne place, gagnerait aussi à être annualisée.

Amy Mbacké Thiam a lancé la semaine dernière « Cœur de Lion », son école d’athlétisme. En voilà une formidable initiative qui ne manquera pas de faire des émules.

En sus, sur le plan infrastructurel, l’Etat et les collectivités locales doivent redoubler d’efforts pour doter chaque ville d’une piste d’athlétisme praticable. A long terme, l’attribution accrue de bourses de perfectionnement aux athlètes les plus méritants profitera à l’athlétisme sénégalais.
Enfin, la Fédération Sénégalaise d’Athlétisme (FSA) dont le nouveau président est le colonel Sara Oualy, a du grain à moudre. Sur les starting-blocks, elle doit soigner son départ et assurer dans le sprint final.

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