La 12ème session de l’assemblée générale du Coraf: Les innovations de l’agriculture au coeur des débats

La 12ème session de l’assemblée générale du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) se tient à Dakar du 10 au 12 avril. Elle a vu la participation des acteurs de décideurs du secteur agricole qui vont échanger, durant ces trois jours,  sur les expériences de leurs pays respectifs en matière agricole.

Selon Dr Abdou Tenkouno, Secretaire éxecutif du Coraf,  pour un développement du secteur agricole, les pays doivent miser sur la recherche:  » pour pouvoir continuer à travailler dans la durabilité et dans la continuité, il nous faut un appui soutenu des pays (heureusement, chaque est en train de mettre en place un programme national d’investissement agricole) et nous militons pour qu’ils accordent à la recherche une place importante parce que sans recherche, pas de développement agricole, et sans de développement agricole, il n’y a pas de développement économique. », a-t-il indiqué.

 

M. Tenkouno de préciser qu’il est temps que les pays africains privilégient l’utilisation moyens modernes dans le secteur agricole: « on ne peut plus produire avec la houe et la daba, il faut utiliser les moyens modernes qui fatiguent moins. Il faut mettre à la dispositions des femmes des équipements qui leur permettent de travailler mieux », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural soutiendra que l’agriculture joue un rôle non négligeable dans la croissance : « la croissance est tirée par le secteur agricole parce que pendant longtemps, on considérait l’agriculture comme un wagon de la croissance mais il y a eu un changement important parce que l’agriculture est devenue la locomotive de la croissance et quand une agriculture devient la locomotive de la croissance, cette croissance est nécessairement inclusive parce que l’agriculture mobilise la part la plus importante de la population », a dit Papa Abdoulaye Seck.

« Nous sommes avec ceux qui doivent inventer avec l’ensemble des acteurs, le futur de l’agriculture africaine et demain sera meilleur qu’aujourd’hui, si et seulement si, nous arrivons à construire dans la durée, une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos différents espaces », a-t-il ajouté.

Ce dernier de conclure sur une note d’espoir: « avec les réflexions en cours et les panels de haut niveau que nous allons faire dans le cadre du Coraf, plus les contributions de tous les acteurs ruraux, des progrès significatifs en matière de réflexion vont être marqués et chacun, tenant compte des spécificités de son pays, va essayer de voir dans quelles mesure les mettre en ouevre en nous fondant sur les  visions définies par les chefs de pays et de gouvernements », a-il laissé entendre.

 

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