Plénière de révision constitutionnelle prévue le 19 prochain : Un front de résistance se constitue pour barrer la route

Le 19 avril 2018, c’est la date retenue par le bureau et la conférence des présidents des Commissions de l’Assemblée nationale pour la plénière devant examiner la révision de la Constitutionnelle et du Code électoral. Au même moment, un Front démocratique et social de la résistance « contre les manipulations constitutionnelle et électorale » se constitue pour barrer la route à ce projet du pouvoir.

 

Non! Nous l’accepterons pas », c’est le cri de résistance de cette Plateforme qui dresse, déjà, une longue liste de plusieurs griefs auxquels les membres de cette plateforme entendent combattre. Il s’agit tout d’abord, de lutter « contre toute volonté du pouvoir en place d’imposer un coup d’Etat constitutionnel et électoral au moyen d’un tripatouillage scélérat de la Constitution en vue d’y introduire unilatéralement un parrainage piégé et autres dispositions antidémocratiques ».

Autre combat que cette nouvelle plateforme compte engager est « la prise en charge de toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens en général, celle de la Casamance en particulier, la protection efficace des droits des enfants ainsi que des Sénégalais de la diaspora, les revendications légitimes des travailleurs en général, des secteurs de l’éducation et de la santé en particulier… »
Déjà, la plateforme veut l’extirpation du Code électorale de certaines modifications « honteuses ».

Il s’agit de « la séparation des votes militaire et civil pour supprimer l’utilisation abusive des ordres de mission, l’arrêt de répressions politiques et l’instrumentalisation de la justice pour cibler et éliminer des candidatures à l’élection présidentielle prochaine ».

Pour la décrispation de la tension de l’espace politique, la plateforme suggère « la mise en place d’une commission arbitrale désignée conjointement par le pouvoir et l’opposition, les non-alignés et la société civile, capable de conduire des concertations sérieuses pouvant aboutir à une loi et à des dispositions électorales fiables et acceptées par toutes les parties, avec l’engagement solennel du président de la République à appliquer les conclusions arrêtées, gage de concertations sérieuses et fécondes sur le processus électoral ».

En plus, elle (plateforme) préconise la création « d’une haute autorité en indépendante de l’Administration qui sera chargé d’organiser les élections vu la partialité et l’incompétence du ministre de l’Intérieur de jouer le rôle de régulateur du processus électoral, vu la faillite de l’actuelle Cena de contribuer à assurer l’accès équitable des organisations politiques, démocratiques, sociales et citoyennes aux médias du service public ».

Elle recommande, enfin « la nomination de juges indépendants en lieu et place du Conseil constitutionnel pour la proclamation des résultats, la baisse significative de la caution et l’instauration du bulletin unique »

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