Retard du paiement des bourses, précarité, subventions en retard : Les étudiants de l’ENTSS ‘’descendent’’ Abdoulaye Diouf Sarr

Ils sont très remontés contre leur Ministre-tutelle et n’ont pas manqué de le lui faire savoir. Les étudiants de l’ENTSS choisissent la voie que leur offrent les médias pour déverser leur bile sur leurs conditions difficiles d’études.

Abdoulaye Diouf Sarr doit se le tenir pour dit. Ses étudiants comptent passer à la vitesse supérieure si toutefois leurs doléances restent non satisfaites. Elles ont pour noms : recrutement des travailleurs sociaux dans la fonction publique, retard du paiement des bourses, non paiement des indemnités de stage, retard du paiement des subventions pour les mémoires, entre autres inquiétudes. Mais, le plus marrant dans cette affaire, c’est que le Ministre de la Santé et de l‘Action Sociale continue ses tournées à l’intérieur du pays pour des activités seulement politiques.

Selon Malang Fadéra, Président du Comité Exécutif des Elèves et Etudiants de l’ENTSS, « nous avons l’impression que le gouvernement du Sénégal investit des centaines de millions pour notre formation et nous laisser en rade. Car, nous ne pouvons comprendre que le Ministère retarde la procédure pour terminer notre formation. Nous devrions être encouragés plutôt que de nous décourager : Regardez comment nos bourses retardent au point que nous ne soyons plus en mesure d’honorer des engagements sociaux, tels que les photocopie, les voyages d’études et de terrains, etc. » Par ailleurs, ajoute-il, « le recrutement des travailleurs sociaux reste encore une obligation qui traine alors que ces étudiants disposent d’une formation adéquate et à même de servir la nation. Mieux, la précarité qui nous envahit à chaque ouverture académique nous décourage, avec des bourses qui arrivent quasiment en retard, avec comme conséquence, un retard sur le dépôt des mémoires, etc. ».

Pour toutes ces raisons, Malang Fadéra et ses amis comptent passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait par Abdoulaye Diouf Sarr pour qu’ils sortent de cette situation. « Rien n’est exclu pour arriver à satisfaire nos doléances, nous comptons sur nos études et rien ne nous fera reculer », menacent-ils.

Youssouf NDIONGUE

 

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