Afrique de l’Ouest : ce que coûtent les chefs d’Etat et anciens chefs d’Etat aux contribuables

Etre chef d’Etat est le rêve de tous les politiciens en Afrique. Quel que puisse être le statut, de chef d’état en fonction ou d’ancien chef d’état, cette haute fonction assure un niveau de vie opulent pour ceux qui ont la chance de l’exercer. En Afrique de l’Ouest et plus précisément dans la zone Uemoa, le statut de chef d’Etat fait bénéficier certains commodités dignes des plus grandes fortunes du monde occidental et ceci au frais du contribuable africain.

n Afrique, il est difficile de savoir avec exactitude le revenu des chefs d’Etat ainsi que tous les privilèges qui y sont rattachés. Dans beaucoup de pays, de telles données sont tenues secrètes ou couvertes d’une certaine opacité. Toutefois, un certain nombre de chiffres officiels sur le salaire de chefs d’Etat africains de certains pays de l’Uemoa sont disponibles.

Ainsi, le président Macky Sall encaisse 732.409 F Cfa par mois ; alors que Alpha Condé, président du Guinée empoche environ 1million 102 mille 400 F Cfa. Et au Bénin le président Yayi Boni touchait 1million 374 mille 911 F Cfa, publie le plate forte votresalaire.org. Mais actuellement le salaire du président Patrice Talon est tenu secret.

Alassane Ouattara président de la Cote d’Ivoire reçoit 4 millions 875 mille F Cfa par mois et Ibrahima Boubacar Keita président du Mali gagne 3 millions 467 mille 750 F Cfa, écrit malinet.

Les rémunérations officielles de ces chefs d’Etat sont assorties d’une multitude de privilèges maintenus sciemment dans le secret.

En ce qui concerne le statut des anciens chefs d’Etat, leur train de vie représente une charge supportée par le trésor publique de leur pays en sous-développement. Ainsi, au Sénégal par exemple le décret 2013-125 attribue aux anciens présidents un salaire mensuel de 5 millions de F CFA (7 600 euros), accompagné d’une assurance maladie étendue au conjoint. Deux véhicules, un téléphone fixe, un logement meublé et du personnel (dont deux agents de sécurité, deux assistantes, un standardiste, un cuisinier, une lingère, un jardinier, deux chauffeurs) leur sont également octroyés. En cas de renoncement au logement affecté, les textes prévoient une indemnité compensatrice de 4,5 millions de F CFA par mois, rapporte jeuneafrique.

En plus de ces privilèges, il est prévu pour chaque année un budget de 40 millions de F Cfa pour les frais de transport par avion de l’ex chef d’Etat et de son épouse, révèle la même source.

Au Mali le couple présidentiel  bénéficie d’une pension mensuelle de 2 millions de F Cfa. La pension mensuelle équivaut au double du salaire de fonctionnaire de catégorie A. Il est également prévu dans la loi un logement, deux véhicules et une escorte de sécurité. Le couple est également exonéré de facture d’eau, de téléphone et d’électricité. Les frais de déplacement des conjoints et de leurs enfants mineurs sont également pris en charge par les fonds de l’Etat, rapporte jeuneafrique.

Les anciens chefs d’Etat de la Mauritanie touchent quant à eux une dotation annuelle de 21.000 euro (13 millions 650 mille F Cfa) et à cela est ajoutée une multitude de primes et d’indemnités. Mais aussi des privilèges ayant traits au logement, aux véhicules, aux chauffeurs, aux domestique et agents de sécurité.

En Afrique de l’Ouest, les anciens chefs d’Etat ivoiriens sont les plus privilégiés en matière d’allocation qui atteint 9,6 millions de F Cfa par mois. Rien que les frais liés aux factures domestiques, au carburant et du loyer, un montant de 7.5 millions F Cfa est prévu ; soit 2 millions 500 milles de plus que ce que touche un ancien chef d’Etat sénégalais. Le couple présidentiel bénéficie aussi d’une quinzaine de personnes à son service et de 10 agents de sécurité, trois véhicules et jouit d’une couverture médicale ainsi qu’à leur enfants mineurs. De plus, l’ex chef d’Etat est membre à vie du conseil constitutionnel de l’Etat.

Depuis 2009, la loi burkinabé a prévu une pension de 4 millions de F Cfa tous les 3 mois pour l’ancien chef de l’Etat, ainsi que quelques privilèges comme un service de sécurité, de même qu’un véhicule et un chauffeur.

Au Togo, les anciens chefs d’Etat jouissent d’une indemnité de 4 millions de F Cfa par mois et bénéficient des mêmes avantages que le président burkinabé.

En fin au Bénin, « la loi leur octroie une pension égale aux émoluments du président de la Cour constitutionnelle et une allocation annuelle de représentation correspondant à 50 % du montant des fonds spéciaux alloués au président de l’Assemblée nationale », écrit jeuneafrique. Ainsi deux agents de sécurité, deux véhicules, deux chauffeurs, un cabinet, des domestiques et une assurance maladie sont garanties aux anciens chefs d’Etat.

 

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