El Hadji Ibrahima Dème : « On doit revoir le mode désignation des membres du Conseil constitutionnel »

Le magistrat démissionnaire de la justice et leader du mouvement politique Ensemble, Ibrahima Hamidou Dème dit ne pas voir l’utilité du Conseil constitutionnel qui ne se limite qu’aux contentieux électoraux. D’ailleurs, sur les ondes de Sud Fm, après avoir dit ne pas être surpris par la dernière décision d’incompétence par rapport au recours d’annulation de la loi sur le parrainage introduit par l’opposition, Ibrahima Hamidou Dème estime qu’il faut revoir le mode désignation des membres du Conseil constitutionnel.

 

« La decision du conseil constitutionnel ne surprend pas. C’est le contraire qui aurait été une surprise pour les Sénégalais », a-t- il, d’emblée laissé entendre pour se démarquer de la décision de cette juridiction qui a habitué son monde de son « incompétence » quand il s’agit de statuer sur la constutitionnalité des recours introduits par l’opposition.

C’est pourquoi, le leader de Ensemble, Ibrahima Hamidou Dème dit ne pas voir l’utilité du Conseil constitutionnel. « A part le contentieux électoral, on ne voit pas l’utilité du Conseil constitutionnel », regrette-t-il, avant de suggérer de « revoir le mode désignation des membres du Conseil constitutionnel ».

A propos du combat contre le parrainage, il demande aux membres de l’opposition de mettre la pression sur l’administration et sur le pouvoir public.
Evoquant dans la foulée, la question de l’indépendance de la magistrature, il soutient que « le magistrat n’existe que s’il est indépendant et l’indépendance de la magistrature doit être traitée en amont ». Et pour bien mener les réformes de la justice, il suggère la mise en place d’un secrétariat général.

« Au cours de l’année 2017, la magistrature a connu des choses extrêmement graves notamment avec le rôle joué par la justice dans le procès de Khalifa Sall. Comme d’autres procès, la justice n’a pas donné confiance aux justiciables », a-t- il regretté.
Sur le plan économique, il estime que le gouvernement a un problème de priorité. « On nous parle de grands chantiers et de croissance de 7% alors que les besoins fondamentaux des populations ne sont pas satisfaits », fustige-t-il.

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