A la limite, la transhumance est tellement  banalisée sous nos cieux que l’on parle désormais de « pêcher un ou des poissons ».Et c’est ce qui s’est passé entre le Chef de l’Etat Macky Sall et « son poisson », Moussa Sy. L’enjeu  aura été de taille car si le Président Sall parle d’avoir pêché un gros poisson en la personne du maire des Parcelles, il convient de se demander avec quelle once ?
Pêcher un gros « poisson » de Khalifa Sall en eaux troubles n’a pas été de tout repos pour le Président Macky. Il s’agit en effet de Moussa Sy, actuel maire des Parcelles Assainies. Son ancrage dans ce patelin du ministre d’Etat Mbaye Ndiaye a longtemps tétanisé le pouvoir en place. Mais voilà, tout vient à point nommé et les filets du Macky l’ont finalement « pêché en eaux troubles ».
D’ailleurs, n’est-il pas intrigant que le Chef de l’Etat parle d’avoir « pêché » un gros poisson en la personne de Moussa Sy ! Mais on ne peut non ne pas souligner cette posture surprenante de l’édile des Parcelles qui accepte lui aussi d’être un « poisson que l’on pêche ».Ainsi dans cette volonté inébranlable de liquider un adversaire politique devenu très gênant, le Président Macky doit-il se gargariser d’avoir « pêché un gros poisson » de Khalifa Sall ! En tous les cas, cette maxime d’un célèbre penseur ne saurait être en reste dans cette affaire : « En politique, il ne s’agit pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable. Et l’once avec laquelle Moussa Sy a été bien « pêché » est mitoyenne à celle qui a pêché en eaux troubles, la caisse d’avance de la municipalité de Dakar.