SALON FORMATION ET 1er EMPLOI : Elèves et étudiants en quête d’un avenir radieux

Loin de toute cette polémique autour de la hausse des frais de scolarisation, contrairement à tous ces jeunes qui n’ont d’yeux que pour l’étranger, France, Angleterre ou Canada, peu importe, Ndiogou Ndiaye, lui, est passé au Salon juste pour essayer de rencontrer un employeur. Ce qu’il peine à trouver sur place. ‘’Pour le moment, confie-t-il, j’ai vu surtout des écoles de formation. Moi, je suis à la recherche du premier emploi. J’ai fait un Certificat d’aptitude en couture’’. Originaire de Kolda, le garçon de forte corpulence, qui habite Keur Massar, est à Dakar depuis 2015. Il a abandonné l’enseignement général en 2012, alors qu’il venait d’obtenir son BFEM. ‘’J’ai volontairement opté pour une formation professionnelle. Après ma formation de 3 ans, j’ai voulu faire le BEP mais j’ai échoué au concours’’, raconte-il.

A Dakar, il tombe sur un patron véreux qui l’exploite pendant 45 jours. ‘’ Il ne m’a donné pour les 45 jours que 15 000 francs. J’ai préféré arrêté la collaboration que je ne regrette pas. Elle m’a en effet permis d’avoir une expérience’’.

Malgré ces déconvenues, le jeune garçon continue de se battre. En cette matinée, il confie être venu tout droit de son lieu de travail. ‘’Je suis journalier dans une entreprise de cosmétique, où j’effectue un travail de nuit. Tout ce que je veux c’est m’épanouir dans le métier que j’aime : la couture ; pas aller en France puisque j’en ai même pas les moyens’’, confie-t-il très optimiste.

Se prononçant sur l’organisation du Salon, le ministre Serigne Mbaye Thiam déclare : ‘’Cette rencontre va permettre aux élèves et étudiants d’affiner leurs parcours scolaire en direction de leur orientation future. Si on les aide à avoir la bonne information sur les formations et métiers disponibles, cela leur permettrait d’avoir des choix informés et raisonnés’’.

De l’avis du français Laurent Perez Vidal, les élèves d’aujourd’hui ont la chance de pouvoir disposer de la bonne information, d’être orientés et accompagnés dans leurs perspectives d’études. ‘’Cette initiative leur permet d’avoir une idée sur toutes les opportunités aussi bien dans les classes préparatoires, dans les universités que dans les grandes écoles’’. Il estime que le choix des Sénégalais pour la France n’est pas simplement un choix de cœur. ‘’C’est aussi un choix de raison. C’est parce que les étudiants et leurs familles savent qu’elles peuvent trouver en France des formations très intéressantes, précieuses pour leur avenir’’.

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