Faut-il assouvir tous vos fantasmes sexuels ?

Les fantasmes jouent un rôle très important dans notre sexualité, même quand ils ne sont pas assouvis. Ils servent de soupape de sécurité.Si le fantasme n’existait pas, il faudrait l’inventer.


Avouable ou honni, banal ou complètement délirant, cette « suggestion imaginaire de l’inconscient qui provoque l’émoi sexuel », comme on dit en langage psy, exerce sur la libido de chacun d’entre nous une influence bien plus grande que ce que la morale ordinaire pourrait nous laisser croire.

Le fantasme est simplement une preuve de notre bonne santé mentale, quelque soit son contexte et sa représentation.

Qu’il s’agisse de s’envoyer en l’air dans des bottes de foin ou sur un téléski, avec une star de cinéma ou carrément de jouer à des jeux plus hard, le résultat est idem, nous stimulons notre désir.

C’est pourquoi la question de savoir s’il faut ou non passer à l’acte n’est que secondaire car le travail effectué par notre inconscient est déjà en soi une forme de réalisation. Chercher à freiner son imaginaire érotique peut provoquer une frustration grandissante qui peut finir par vraiment gâcher le plaisir que l’on peut prendre à faire l’amour.

La plupart des personnes qui cultivent des fantasmes du type triolisme, voyeurisme ou soumission, pour ne citer que les cas les plus répandus, n’envisagent pas forcément de mettre en pratique leurs songes érotico-coquins.

En revanche, s’ils devaient se résoudre à les chasser de leur esprit, ils percevraient très vite un vrai manque, autrement plus nocif que la nature même de leurs fantasmes. Dis-moi si tu as des fantasmes, je te dirai si tu es heureux dans la vie.

Une personne qui prétend n’entretenir aucune pensée érotique est à classer dans la catégorie des menteurs patentés.

Personne n’est obligé de cogiter sur des rêves étranges. Un fantasme, ça n’est pas forcément bâtir un scénario basé sur des pratiques que la société et la morale ont du mal à tolérer.

Quand on vit en couple, il convient simplement de veiller à ce que les fantasmes ne détruisent pas l’harmonie à laquelle chacun aspire. C’est à deux qu’il convient de prendre la décision de « le faire », il importe d’en parler ensemble, de se demander de quelle façon on souhaite le réaliser et, une fois la chose faite, il faut effectuer un petit « débriefing » à deux, parler de ce que l’on a ressenti et de son degré de satisfaction.

En aucun cas, il ne faut imposer un fantasme à son partenaire : mieux vaut suggérer et proposer. C’est déjà un bon moyen de faire monter le désir que d’en parler à deux!

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