POLEMIQUE AUTOUR DE L’USINE DE FARINE DE POISSON A CAYAR: Les acteurs de la pêche dénoncent la suspension des travaux

Une vive polémique a entouré le lancement des travaux de l’usine de fabrication de farine et d’huile de poisson à Cayar, nous informe nos confrères de Toutinfo et reprit par DirectActu. et effet, le collectif taxawu Cayar s’est levé pour dénoncer un tel projet et il s’en est suivi un arrêté préfectoral de suspension des travaux.

Mais les différents acteurs de la pêche à Cayar, se sont retrouvés hier autour du Maire de la commune, pour approuver le projet et demander la levée de la mesure de suspension des travaux. Avec un investissement global de 7 milliards de Fcfa, un homme d’affaires espagnol, par le biais de son partenaire sénégalais, a engagé la mise en œuvre du projet Barne. Il s’agit de la construction d’une usine de fabrication de farine et d’huile de poisson. Mais dès le début des travaux, une vive polémique s’est installée, après la désapprobation du collectif Taxawu Cayar, qui s’est insurgé contre un tel projet,

posant sur la table sur les effets néfastes sur l’environnement et la santé des populations. Cette polémique avait poussé l’autorité administrative à prendre un arrêté de suspension des travaux. Mais hier, l’ensemble des acteurs de la pêche à Cayar, en l’occurrence les pêcheurs, les mareyeurs, les micro-mareyeurs et les femmes transformatrices se sont retrouvés autour du maire de Cayar et du Conseil Municipal, pour approuver le projet. Ils ont d’ailleurs demander la levée de l’arrêté préfectoral de suspension des travaux. Selon Alioune Ndoye, nouveau maire de Cayar, tous les acteurs de la pêche ont exprimé le besoin que l’arrêt de suspension des travaux soit levé pour que l’usine soit fonctionnelle le plus rapidement possible. A cet effet, il a demandé au président de la République, au Premier ministre et au ministre de la Pêche d’intervenir rapidement pour que les travaux de construction puissent se poursuivre et que l’usine soit opérationnelle dans les meilleurs délais. D’ailleurs, souligne Alioune Ndoye, cela devrait se faire ne serait qu’à la mémoire du député maire Ndiassé Kâ, qui portait le projet dans son cœur et qui avait même mis à sa disposition son propre terrain. Tout le monde doit se mobiliser autour de ce projet pour que le vœu du regretté soit réalisé. En effet l’usine peut beaucoup apporter à la commune en terme de retombées fiscales, mais surtout en terme d’emplois pour les jeunes et les femmes. Il s’y ajoute la belle opportunité qu’offre l’unité de fabrique, qui va permettre aux acteurs de la pêche de vendre les déchets énormes en produits halieutiques, qui sont souvent constatés à Cayar. En effet, chaque fois qu’il y a une surproduction, des quantités énormes de poissons pourrissent sur la plage et l’usine de transformation qui va produire constitue une bonne réponse à cette douloureuse équation qui plus est, offre toujours un spectacle désolant. Pour rappel, Cayar est le troisième quai de débarquement de la pêche artisanale au Sénégal. Annuellement, plus de 50.000 tonnes de poissons qui y sont débarquées, pour une valeur marchande de plus de 8 milliards de Fcfa.

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