Dr Bassirou Niang, leader du mouvement ‘’Intelligence républicaine’’: « La marche vers le progrès nécessite une administration qui se fixe des objectifs et qui oriente son action vers l’efficacité et l’efficience »

La rubrique bimensuelle ‘’Trois questions à… ‘’ a rencontré Dr Bassirou Niang, en marge de la fête de l’Indépendance. Le président du mouvement ‘’ Intelligence Républicaine’’ s’est prononcé sur le discours du chef de l’Etat, tout en émettant sa position sur la politique de jeunesse édictée par le Premier des sénégalais.

M. Niang, nous avons assisté à un autre type de discours du PR, comment l’appréciez-vous ?

Le discours du Chef de l’Etat pourrait être qualifié d’un discours programme et c’est un appel au travail. Le verbe au sens ésotérique du terme a quelque chose de revivifiant et dans des moments d’une aussi grande solennité dans une république, il faut parler au cœur, certes, mais surtout aux esprits. C’est ce que le Président a réussi aujourd’hui avec beaucoup d’intelligence.

Parlant de l’administration est-ce à dire qu’un travail colossal attend la jeunesse ?

Sur la question de l’administration, je pense que le Chef de l’Etat a mesuré le sens de ce mandat. La marche vers le progrès nécessite une administration qui se fixe des objectifs et qui oriente son action vers l’efficacité et l’efficience. Le management public doit nécessairement mettre l’usager-client au centre de ses préoccupations, sinon l’action publique n’a pas sa raison d’être, si le principal donneur d’ordre n’est pas satisfait. Il faut insuffler à notre administration une culture de la performance, c’est-à-dire la recherche effrénée du succès. Dans ce chantier, la jeunesse a un rôle prépondérant à jouer en développant les trois formes de savoirs : le savoir, le savoir-faire et le savoir être.

La question d’un Sénégal de tous et pour tous revient à chaque fois dans les discours du Chef de L’Etat, Que dites-vous là-dessus par rapport à sa trajectoire ?

Je crois que l’expression « Un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous » n’est pas une simple incantation chez le Chef de l’Etat, c’est une conviction forte qu’on peut analyser à deux niveaux :

Le premier niveau, le Président lui-même le répète souvent : on ne peut développer ce pays en laissant une partie des Sénégalais hors du système productif. C’est ce que Mamadou DIA avait posé en termes d’animation rurale, puis d’expansion rurale. Il faut rendre le pouvoir aux masses populaires, que chacun soit conscient du rôle éminemment républicain qu’il doit jouer pour la bonne marche du pays. 

Le deuxième niveau d’analyse, comme vous le dites, renvoie à sa trajectoire, les anglais disent « from zero to hero » et il s’y ajoute sa connaissance fine des problèmes du pays et des besoins des populations. 

Dans une perspective historique il faut oser dire que les fruits de la croissance ont toujours été mal repartis dans ce pays. Il faut une équité dans la redistribution des richesses. En forçant un peu les traits je dirai qu’il faudra une discrimination positive pour certaines régions, dans tous les secteurs.

Youssouf NDIONGUE

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