Un poème de rappel sur la Mort, à lire et partager

Et si ce jour était le dernier
Et si ce soir je devais m’en aller
Et si la mort à ma porte frappait
Sans prévenir, sans s’annoncer

Que ferai-je donc dans mes dernières heures
Pleurer mes péchés, seul, me repentir?
Confier à mes proches mes dernières volontés
Les serrer dans mes bras pour me faire pardonner…

Supprimer mon profil des réseaux sociaux?
Informer mes collègues, jusqu’au bout rester pro?
Ou accepter ces vérités qui sont dures à entendre:
Peu de temps s’en faut, pour que dans l’oubli je sombre.

Car la loi du temps et de l’espace est immuable
Aussitôt mon corps plongé dans ces terres arables,
Je serai seul dans ma tombe sans famille ni amis,
Sans titres, sans fortune, sans smart phone, sans habits.

Un simple tissu blanc pour couvrir mon corps sans vie,
Et mon âme désormais se trouve à la merci
De ces anges assignés à me conduire sans ménagement
Vers ma station temporaire jusqu’au jour du Jugement

Les grands pécheurs sont promis à des souffrances atroces,
Ecrasés par des pierres, découpés en tranches,
Jetés nus dans des fours, brûlés vifs par les flammes,
Avant-goût des châtiments de l’éternelle géhenne.

Aurai-je droit quant à moi, à un barzakh des vertueux,
Un avant-goût du Paradis, un repos somptueux,
Mon âme perchée sur les arbres du Paradis,
Se nourrissant à satiété de ses plaisirs et ses fruits.

Pour l’instant j’entends mes frères, pleurer et invoquer,
La prière du défunt à peine achevée,
Me voilà six pieds sous terre, sans lumière et sans air,
Je n’aurai même pas choisi, mon ultime demeure.

Il ne reste que mes actes, tous, sans exception
Inscrits dans mes registres des bonnes et mauvaises actions,
On m’interroge sans délai, Qui est don Dieu? Ta religion?
Et que dis-tu sur l’Envoyé? dont on tait le prénom

Qui donc parmi vous, peut m’assurer sans ambages,
Que je passerai sans faillir cet examen sans rattrapage,
Epargnez-moi vos opinions, aussi flatteuses soient-elles,
Le plus parfait d’entre nous n’aura point d’autre passerelle

Que les actes qu’il a commis avec sincère intention,
Cette vie n’est qu’un voyage, vers une même destination,
Ne nous laissons pas distraire, par les jolis paysages,
La seule vraie réussite, c’est l’ultime passage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *