GREVE ANNONCEE CHEZ LES TRAVAILLEURS DE LA PECHE ET DE L’AQUACULTURE: Les sénégalais feront bientôt face à des journées sans ‘’thiébou dieune’’


Il a fallu organiser une rencontre avec la presse pour se rendre compte que la situation des travailleurs de la Pêche et de l’Aquaculture, regroupés au sein d’une intersyndicale, n’est guère reluisante. Entre autres motifs de leur grogne, des indemnités jusqu’ici non connues donc jamais perçues, des salaires en dessous de ceux de leurs homologues des autres corps de l’administration, etc. Pour tout cela, un préavis est déposé et si rein n’est fait, la grève sera déclenchée, avec comme conséquence, le manque de poissons dans les étals.
Au bord des larmes, les travailleurs de la pêche et de l’aquaculture ont fait part de leur situation qui frise le chômage. « Après plus de 25 années de service, on se retrouve avec un salaire de moins de 150.000 f, malgré notre diplôme de Brevet + 3. Nous n’avons jamais connu d’indemnités de logement, au moment où nos collègues des autres corps de l’Etat en bénéficient. Nos indemnités de risque ne sont jamais payées et le recrutement de contractuels politiques avec des salaires exorbitants sont au détriment des diplômés de la pêche. Face à l’évidence de telles aberrations, le Syndicat des travailleurs de la pêche informe l’opinion des plans d’actions qui pourraient aboutir à une grève qui bloquerait le débarquement des poissons et l’exportation des produits halieutiques », ont dénoncé Atoumane Diaw, Oumar Dramé et leurs camarades. A en croire Abdoulaye Roger Dieng, un des leurs, « le rapport final de l’étude sur le système de rémunération au sein de l’administration sénégalaise vient de confirmer la marginalisation des agents du ministère de la Pêche. En effet, les agissements préconisés ne tiennent nullement compte des revendications de ces derniers. Au regard donc de cette discrimination, le syndicat s’indigne de l’attitude de l’autorité concernant les conditions de précarité de ses agents qui bravent tous les risques dans l’exécution de leurs missions, et sans malheureusement sans indemnisations ». Par conséquent, par devoir de protéger leurs intérêts, ces agents ordonnent au responsable de trouver une solution  face à la gestion de leur carrière guère enviable.
Youssouf NDIONGUE

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